AMBASSADEUR BULLS

Publiée le 03 juin 2018

YANNICK GUILLOU - AMBASSADEUR BULLS FRANCE

Le magazine Vojo est allé à la rencontre de Yannick Guilou, ambassadeur Bulls Bikes France. (Article Vojo Magazine).

Il prépare la MB Race, une des courses VTT les plus difficiles au Monde!

Tout comme Baptiste, Gauthier et Marie, Yannick Guillou a remporté le Challenge Shimano XTR / MB Race. Le sésame pour participer, tout équipé, à la “course VTT la plus dure du monde”, les 7 et 8 juillet prochains. L’oiseau n’a pas été facile à attraper, mais voici de quoi mieux connaître ce quatrième mousquetaire.

Ingénieur R&D dans la préfabrication d’éléments béton (“pour être précis”) près de Colmar, Yannick Guillou aime cette Alsace où il grandit. D’ailleurs, il est né à Nancy voilà maintenant 33 ans, mais précise très vite que la famille s’est installée dans les contrées alsaciennes alors qu’il avait à peine un an. Il n’a pas quitté l’endroit depuis.

Le vélo ? « Je faisais du BMX, des choses comme ça. Puis j’ai touché à d’autres sports, le tennis de table, la natation… toujours individuels. » Il s’est mis à pédaler plus sérieusement au collège, grâce à son prof de sport. Une petite coupure le temps de son école d’ingénieur, et le voilà remis en selle depuis huit ans environ. Des cross courts régionaux qui ne manquent pas dans la région, un peu de long : « On a de la chance, il y a des parcours sympas vers les Vosges. »

 

Sauf que cette année, ça se précise avec la MB Race, donc. « Je ne l’ai jamais faite, mais de plus en plus, je veux aller sur des épreuves comme ça, du long, où tu vois du pays. Tu ne tournes pas comme un poisson dans son bocal. » Histoire de se chauffer les pattes, Yannick a tâté de l’Ardennes Trophy cette saison, sur le 95 km belge : « Ça a été, ça n’est pas évident, car en Belgique, c’est plus une succession de petites bosses, mais c’était bien. »

 

“Sa réputation fait de la MB Race non pas une course dont on a peur, mais quand même, il faut rester humble, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé”.

 

Pour l’autoproclamée « course la plus dure du monde », l’Alsacien vise le 100 km. « Je ne me suis pas fixé de barrière horaire ni d’ambitions de classement. Je ne me sens pas capable d’aller sur le 140… Sa réputation fait de la MB Race non pas une course dont on a peur, mais quand même, il faut rester humble, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé. Je suis déjà optimiste et je vais essayer de terminer en étant bien physiquement et psychologiquement. » Parce que le plaisir reste son maître mot : « Le vélo, c’est avant tout une passion. »

 

Il sait qu’il doit travailler encore sur sa gestion de l’effort, la recherche de l’équilibre entre force, endurance, bien caler son hydratation, son alimentation… « Ça s’apprend à mesure. » Et il est plutôt bien entouré pour ça. Thomas Dietsch, double champion d’Europe, vainqueur de la coupe du monde marathon, désormais boss du magasin Véloland – Bike and Run’in, où il nous a donné rendez-vous pour les photos avant de mettre le cap au-dessus de Turckheim, est son sportif préféré.

 

Son vélo

C’est pour ça qu’il roule Bulls… et qu’il connaît bien le Shimano XTR : « Comme les vélos de Thomas sont équipés XTR… » Sa monture est donc un Bulls Black Adder Team. Un semi-rigide. « Tôt ou tard, je passerai au tout-suspendu, ça va venir, mais je ne voulais pas changer de vélo cette année. Financièrement, tout n’est pas toujours possible. »

 

Yannick aime la simplicité, pas de tige de selle télescopique: « Je n’en ressens pas le besoin, et pour moi, le semi-rigide, c’est le vrai VTT de base, le plus épuré possible. » Dans cette même logique, il a préféré l’option mécanique au Di2 : « J’ai déjà roulé le Di2 sur mon vélo de route, et j’ai connu un petit souci de batterie pendant une sortie. En VTT, je trouve le mécanique plus rassurant, je sais réparer, régler si besoin. »

 

En rachetant les vélos de Thomas, notre Alsacien dont le plat préféré est la raclette – « c’est pas très diététique ! J’aurais pu dire un plat alsacien, mais pour te l’épeler, ça va être compliqué ! En gros, c’est une base de viande et de pommes de terre cuites dans un Baeckoff » – a toujours roulé en double plateau.

 

Le montage

Enfin… pas toujours, non. « Avant de savoir que j’avais remporté le concours, j’étais une peu passé à la concurrence, avec un monoplateau Sram, que je trouvais – je peux le dire, ça ? –plus polyvalent. » Avec l’XTR Challenge, Yannick a choisi de garder la simplicité du mono, mais chez Shimano, donc. « En fait, j’ai pris deux plateaux, un 32 et un 34. J’ai essayé le 34, c’est bien dans les Vosges, mais pour les Alpes, j’irai sur le 32, je pense. »

 

À l’arrière, du 11/46 lui assure le plus grand étagement possible : « Même s’il y un gros gap entre le dernier et l’avant-dernier pignon, je préfère garder ça, ça me va bien ! »

 

Pour le montage, notre Alsacien n’a pas été chercher loin : il l’a confié à Thomas et son équipe.

Côté pédales, comme Yannick a toujours roulé Shimano, ça ne va pas le changer : « Je les trouve super fiables, ça clipse toujours, même dans la boue ! » Les participants à la MB Race 2017, qui s’est déroulée dans des conditions climatiques ardues, ont pu s’en apercevoir.

 

 

Même chose pour les freins : du Shimano en 160 à l’avant comme à l’arrière : « Je sais que certains optent pour du 180 à l’avant, mais avec mon mètre 89 pour 75-78 kg, je suis entre deux gabarits. Mais comme j’ai toujours eu ce freinage, je n’ai pas été désorienté ! »

 En revanche, ce à quoi il a dû s’habituer, ce sont les chaussures S-Phyre… parce que notre homme est sensible des pieds : « Je roulais avec des Sidi, qui étaient devenues de vrais chaussons ! Comme les Shimano sont assez rigides, j’ai mis un peu de temps pour m’y habituer au niveau sensations, mais ça y est, l’acclimatation est faite ! »

 

Le voilà fin prêt pour le stage d’acclimatation qui se déroulera le week-end prochain dans les Portes du Soleil, en compagnie des trois autres mousquetaires vainqueurs.

ARTICLE : VOJO MAGAZINE - Paul Humbert